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20 février 2013

474e soirée des lettres – 20 février 2013

Avec la participation de Jacques Neefs et de ses élèves du Conservatoire, de Daniel Radu, clarinette, et de Magdalena Urumova, piano.

Éric Brogniet,  À la table de Sade, poésie. Présentation par Philippe Leuckx
Un sujet qu’il avait déjà abordé précédemment, nous dit Éric Brogniet, notamment dans Rhétorique de Sade, un livre d’artiste, et dans un portfolio.

P.L. : Il fait partie d’une collection érotique lancée par Le Taillis Pré. C’est une vision de la femme libérée de tous les tabous.
É.B. : Il évoque aussi bien le corps de l’homme que celui de la femme, différentes facettes du regard sur l’autre et sur soi-même. Mais nous sommes en poésie, il doit donc y avoir double ou triple fond. Il ne porte pas sur le sexe ou sur l’amour, mais sur le désir, ce qui nous maintient en vie, et est propre aux humains. On n’a pas encore trouvé une langue qui échappe à la pornographie, ou alors on tombe dans la rhétorique fleurie. Je n’ai jamais écrit un livre sans me risquer. Ainsi, quand j’ai écrit sur la mort de ma mère, je l’ai fait sur base de photographies, et puis, un matin, en prenant mon café, je me suis senti tomber dans le vide… La mère, la mort, la vie. Oui, la poésie est un jeu dangereux.
P.L. : Le désir allitéré, la sensualité énoncée par une écriture…
É.B. : Si la poésie n’est pas dangereuse, elle ne m’intéresse pas.
P.L. : Il y a là des images de feu, de brûlure.
É. B. : Des images venues de l’inconscient collectif, mais chaque poète crée sa propre partition.
Suit alors la lecture de quelques textes par Alicia, venant illustrer ce qui vient d’être dit.
P.L. : Les éléments qui lient l’intime et l’univers, un questionnement de l’être dans toutes ses pulsions.
Pour Éric Brogniet, il n’y a pas de transcendance, il ne faut pas en chercher chez Sade. Il est avant tout un écrivain, il est dans la langue.

 


 

 

Julie River, Balladino le messager du soleil, théâtre. Présentation par Pascale Hoyois.

Quelques vers d’un recueil ancien de Julie River, lus par Pascale Hoyois, et le ton déjà est donné : fraîcheur, optimisme, souci de l’autre, et, indispensable, un peu d’imagination.
Julie River est venue à l’écriture par les cours d’art dramatique qu’elle suivit aux Galeries. Avec ses amis, elle inventa des sketches, les mit en scène, et… c’était parti. Et puis, les histoires qu’elle racontait à sa fille. Et ce deuil cruel, qui aujourd’hui seulement s’estompe.
Mais venons-en à Balladino, messager du soleil, dont Barnabé, Zoé, Céline et Jeremy vont nous lire un premier extrait, avec un bel enthousiasme.
Le service de pédiatrie, avec sa blancheur, sa monotonie, la longueur des jours. On va y mettre de la couleur, y faire entrer l’imagination, la quatrième dimension de nos rêves. Chacun a sa propre vision. On va transformer les couloirs en rues, les services en villages. Commedia dell’arte, basée sur un canevas, l’improvisation, mais sans masques. Onze comédiens, qui seront rétribués grâce aux sponsors, et se produiront dans neuf hôpitaux. Et Balladino va se trouver partout. Il a été créé par Maestro, le soleil, qui l’envoie en messager sur la terre. Il arrive avec une valise vide, et les objets du sac qu’il porte sur le dos vont venir la remplir. Et les enfants vont mettre aussi dans la valise des images, des choses qui sortent de leur vie et qui éraient tabou, la maladie, la mort…
Nouvelle intervention des lecteurs.
Et puis, il y a eu la revue, les Messagers du cœur, et le livre Balladino, avec des poèmes et des dessins de Julie River. Et le projet d’une comédie musicale. La présentation se terminera par une dernière lecture.

 


 

 

Françoise Pirart, Sans nul espoir de nous revoir, roman. Présentation par Piet Lincken


– Comment situer ce livre dans l’ensemble des publications de Françoise Pirart ? demande Piet Lincken.
– C’est le plus personnel. Les précédents étaient des récits historiques. Ici, je suis partie d’un récit de voyage en anglais, que j’ai traduit il y a vingt ans. Le voyage d’un capitaine anglais dans le détroit de Bering, et son mariage avec une Kamtchadale. C’est très romantique…
P.L. : On est dans un certain espace, d’où déplacement du lecteur, interrogations aussi sur le ressenti des personnages.
F.P. : Nous avons là deux êtres très différents : Élisabeth, une bourgeoise parisienne, qui va se prendre d’une amitié amoureuse pour Jeremy, un homme beaucoup plus jeune qu’elle. Et ce sera réciproque.
P.L. : Un espace de sentiment va se créer. Un travail sur le dépassement dans l’espace, le temps, les cultures.
F.P. : Élisabeth l’a traité de gamin insolent, ce qui provoque chez lui une colère profonde, et ils vont se quitter sur un malentendu. Le héros est, dans son voyage, un compagnon du capitaine, qui lui a demandé de le relater par écrit.
P.L. : L’attente, l’impatience, la patience… Les lettres qu’échange Élisabeth avec son amie de Paris.
F.P. : Oui, la notion du temps est différente de celle d’aujourd’hui, et elle va réaliser la profondeur de son amour.
P.L. : Et le garçon va se lier d’amitié avec le capitaine…
Écriture du voyage, écriture épistolaire, dont nous découvrons un passage par la lecture de Jeremy et de Zoé.

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