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20 mars 2013

475e soirée des lettres – 20 mars 2013

Avec la participation de Françoise Villiers et de ses élèves du Conservatoire, Louise Kneip, Églantine Wéry, Raphaël Sentjens, et des pianistes Coline Burny et Laura Torregrossa.

Joseph Boly, Le français terre hospitalière, éditions M.E.O.. Présentation par Joseph Bodson.

En mars 2012, le Père Boly avait fait au club Richelieu de Hannut une lecture de l’avant-propos de son livre. Ce sont les notes prises par une de ses étudiantes, Marina Vigneron, qui serviront de fil conducteur à cette présentation. Leur thème : pourquoi un grand nombre d’écrivains étrangers, aux origines les plus diverses, ont-ils choisi de s’exprimer en français ?

L’héritage colonial, tout d’abord. Un choix qui ne se fait pas sans déchirement pour ces peuples dispersés. Langue d’acculturation – on garde à ses côtés la langue maternelle. Un texte de Sony Labou Tansi. (Congo Brazza). Besoin de communication et de diffusion : pour des raisons économiques, professionnelles, politiques. Nathalie Sarraute, et Milan Kundera, dont un texte nous sera lu. Traditions culturelles et humanistes : tel fut le cas d’Émile Verhaeren. Parents exilés, dont beaucoup venus de Russie, comme pour Romain Gary, avec un texte de Vénus Khoury-Ghata. Amour de la France et de la culture française, chez le Russe Andreï Makine, et plusieurs écrivains chinois. Amour de la révolution et de la liberté chez Eugène Ionesco et Marek Halter, dont un texte va être lu. Le Père Boly rappelle au passage que les trois piliers du théâtre moderne en France, Ionesco, Beckett et Adamov, sont étrangers. Circonstances historiques, chez Henri Troyat ou Jonathan Littell ; mais c’est un texte d’Ariane François-Demeester, qui nous a été fort proche, que l’on va lire. Qualités intrinsèques de la langue, selon Hector Bianciotti : sa sonorité, sa légèreté, les e muets, les diphtongues Préférence, dépaysement et innovation artistique, selon Tahar Ben Jelloun. Sans oublier l’attraction des grandes villes francophones, et là, nous entendrons la voix de l’Irakien Naïm Kattan.

Un tableau chatoyant, qui représente le travail de multiples années, et on ne saurait trop remercier le P.Boly pour les services qui’ il a ainsi rendus à notre langue. La présentation se terminera par la lecture d’un beau texte d’Élie Wiesel.

 


 

 

Jean Botquin, Strates du souvenir, éditions du Cygne. Présentation par Michel Cliquet.

Une présentation doublement émouvante : ce recueil, qui contient bon nombre de poèmes anciens restés inédits, paraît à point pour célébrer le 80e anniversaire de Jean Botquin et sa 65e année d’exercice de la poésie. D’autre part, son premier recueil est paru aux éditions de l’Acanthe, que dirigeait Michel Cliquet.

Un fil rouge ? demande le présentateur. Le rouge est la couleur de la passion…

J.B. : Quelques-uns de ces textes ont été lus par Jane Tony. J’ai réuni ces textes alors que j’étais convalescent… J’ai commencé à écrire pendant mes humanités, que j’ai faites en flamand. Ensuite, le droit à Louvain, en français. Et ma mère était française…
M.C. : Mais le fil rouge ? Ce qui t’a poussé à écrire ?
J.B. : Pas question de filles au collège, mais il y avait mes sœurs, mes cousines. La femme est tout à fait centrale dans mes poèmes.
M.C. : Le fil rouge, c’est peut-être que tu es un grand nomade, qui va chercher l’idéal très loin ?
J.B. : C’est un prolongement de la culture que j’ai reçue en humanités. J’adore les pays du Sud, le désert me parle beaucoup.

(Suit la lecture du Peignoir rouge)

M.C. : Le fil rouge et le fil bleu… Mais aussi, un bestiaire fantastique. Écoutons La Bergeronnette.
J.B. : Un texte que je pensais avoir écrit pour les enfants. Mais Jane Tony m’a dit qu’il avait plutôt été écrit pour des adultes qui ont oublié de grandir.

La présentation se termine par la lecture d’un texte consacré à un village marocain.

Et le fil rouge, me direz-vous ? Je crois qu’il est un peu parent du furet du Bois Joli, il a passé par là, il a passé par ici…

 


 

 

Michel Voiturier, Escaut de-ci de-l’eau , nouvelles, éd. Les Déjeuners sur l’herbe. Présentation par Benoît Coppée.

Un échange tout d’abord à propos des jeunes artistes qui participent à nos séances : un véritable enrichissement. Sans cette relève, selon la belle formule de Michel Voiturier, notre culture serait comme une source qui ne serait pas sortie de terre.

B.C. : Ce recueil de nouvelles est un peu comme une exposition de peintures, dont tous les tableaux ont un style différent. Et puis, un peu d’amertume…
M.V. : Effectivement, à mon journal, on voulait des promotions, et non des critiques, d’où mon éviction.

(Une première lecture : Le Cimetière.)

B.C. : Un livre différent des précédents ?
M.V. : Cette fois, ce n’est plus une étude du cours de l’Escaut suivi d’un point de vue littéraire. Et puis, j’aime le fantastique, et les fleuves… Tous ces textes ont un style différent, je n’aime pas refaire la même chose.
B.C. : Il y a là un vrai talent de magicien, nous entrons dans un monde différent du nôtre.

(Lecture du Canapé.)

B.C. insiste encore sur la technique de la narration, chaque texte débouchant sur un véritable feu d’artifice. Que permet le fantastique ?
M.V. : Il donne l’impression de choses qui existent par-delà le quotidien C’est un peu l’état actuel du monde. Rêver, aller au-delà.
B.C. : Il y a là quelque chose de semblable à la fluidité de Debussy, que nous avons entendu en début de séance. Et puis, cela sent la craie, le ciment…
Michel Voiturier note à ce propos la variété des paysages du Tournaisis, Pays vert et Pays blanc. Pays de passage aussi, qui a même été régi un temps par les Anglais, au 16e siècle. Pays d’émulation artistique fortement marquée.

Suit la lecture d’Églantine, par Églantine…Le hasard, parfois, fait bien les choses.

B.C. : Certains textes avaient déjà été édités? Tu retravailles souvent ?
M.V. : Oui, je corrige les maladresses. On n’est jamais vraiment satisfait… Même après la publication, je me disais encore… Heureusement, le texte est aussi sur internet.

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