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15 mai 2013

477e soirée des lettres – 15 mai 2013

Avec la participation des élèves de seconde année du Conservatoire de Bruxelles : Mathilde Lévêque, Pauline Maréchal, Laura Mann et Marc Ledoux.

Michèle Lenoble-Pinson,  Écrire sans faute, éd. De Boeck. Présentation par Hubert Naets.

Hubert Naets est romaniste, mais aussi ingénieur en informatique, et c’est lui qui gère le site des championnats d’orthographe, créés en 1972 par Joseph Hanse, Lydie Ruytinx-Sasson et Albert Doppagne. Nous avons ici la seconde édition de ce livre, la première étant parue en 2005.

L’auteure souligne le fait que si les dictées sont parfois bannies de l’enseignement, ce concours remporte toujours un franc succès. Actuellement, une seule épreuve a lieu, à Bruxelles, et elle réunit environ 300 participants, sans faire de  grande publicité. Les textes choisis sont ceux d’auteurs belges contemporains, p.ex. Hubert Nyssen, Tirtiaux, Harpman, Bauchau. Le choix n’est pas si simple : il faut trouver une page contenant un participe passé, un adjectif de couleur. Les participants sont répartis en trois catégories, selon l’âge. Les variantes de la nouvelle orthographe sont admises, et reprises en fin de l’ouvrage.
Les 33 dictées les plus récentes sont reprises sur internet,  il est possible de faire seul l’exercice, et les corrections sont accompagnées de commentaires.
Hubert Naets nous parle, dans la foulée, de deux systèmes très performants : recto-verso, qui présente les corrections ainsi que la version originale, et peut transférer des textes, même de la plus grande longueur, en nouvelle orthographe. En cinq ans, plus de 250 millions de textes ont été ainsi transférés. Le système est très rapide, et accessible à tous.
Le second, Platon, corrige automatiquement les dictées, en indiquant la nature des erreurs. Lui aussi est très fiable, et allège considérablement la tâche du professeur.
Pourquoi sans faute ?, s’interroge enfin l’auteure. Pour améliorer la lisibilité, faciliter la communication, et valoriser le scripteur. Bref, en une jolie formule : la politesse de la plume.
Le site : www.championnats-orthographe.be

 


 

Guy Delhasse, Quatre saisons d’un éducateur, éd. Couleur livres. Présentation par Michel Torrekens.

Guy Delhasse, écrivain, passionné par la chanson, passionné par sa région, mais aussi… un métier méconnu, un auteur passionné par son métier, entame Michel Torrekens. C’est en 1979 qu’il a débuté, rue Chevaufosse. Suit une description de cette rue, dans le premier texte lu. Des portraits de jeunes, aussi, pris dans le quotidien, qui prennent une dimension existentielle.

C’est déjà le tome 3…
G.D. : Ici, le temps. Des récits de ma 31e année de métier. Métier de créateur de destins, pour des enfants du juge, des orphelins.
M.T. : Je crois aux mots de ce métier. Nous sommes des raconteurs de vécu, des débrouilleurs de la parole quotidienne.
G.D. : L’authenticité des mots par rapport au bavardage psychosociologique ambiant. Accepter ses manques. Ces enfants exigent l’authenticité, nous devons dire qui ils sont, qui nous sommes.
Suite à la lecture : respirer le changement de saison.
M.T. : Je laisse traîner les heures. J’essaye de donner un peu de bonheur. Cette notion, le plaisir…
G.D. : Ils sont marginalisés, grevés du poids de la réussite sociale.
M.T. : L’authenticité, reconnaître les échecs, tu es proche de la vérité du métier.
G.D. : Éduquer, ce n’est pas fabriquer des êtres parfaits. C’est un métier de force. L’éducation, c’est notre avenir. Transformer un désespoir en espoir. Notre génération était assez idéaliste…

À noter enfin que si c’est Guy avec ses enfants qui figurent sur la couverture, c’est tout simplement parce qu’il ne pouvait y faire figurer ses élèves.

 


 

Michel Torrekens, Le géranium de Monsieur Jean, éd. Zellige. Présentation par Jean-Pierre Dopagne.

Premier roman, après plusieurs recueils de nouvelles, de Michel Torrekens, directeur de rédaction adjoint au Ligueur.

J.-P. D. : L’autre âge… Après avoir dirigé quinze personnes, Monsieur Jean ne peut plus se diriger lui-même. Horticulteur, il ne peut plus planter une fleur. Je viens de vivre, par rapport à mon père, le même type de situation. C’est un livre d’initiation, une expérience de vie. Serait-ce une thérapie par anticipation ?
M.T. : J’ai vécu l’entrée de ma grand-mère dans une maison de repos, elle était assez sereine. Mais on voudrait tant donner, et on reste toujours en-deçà. Il y a beaucoup de douceur dans la fin de vie de Monsieur Jean, une douceur que l’on voudrait pour soi-même. Une capacité de s’émerveiller.
J.-P. D. : Des maisons de retraite devenues maisons de repos…
M.T. : On en parle peu dans les livres, en caricaturant, en versant dans une poésie un peu facile. J’ai voulu être réaliste.
J.-P. D. : Nous avons le temps maintenant. Loin de toutes les contradictions ?
M.T. : Axelle, une voisine, s’y plaît bien, essaye de le réconforter. Tout le bagage de vie qu’ils ont avec eux…
J.-P.D. : Ses propres parents. Et puis, les enfants qui copient certaines de leurs attitudes. Les photos, très présentes. Ils restent porteurs de leur enfance, l’enfance intérieure.
J.P.D. : Et puis, l’accident, l’incontinence. Rien n’est caché. Et le géranium.
M.T. : Il y a ainsi plusieurs motifs récurrents. C’est l’éditeur qui a opté pour le géranium. Monsieur Jean, horticulteur, contemple pour la première fois un géranium.
J.-P.D. : Ce n’est pas un livre désespérant. Ainsi, dans la seconde partie, le plaisir de boire un verre d’eau. L’amour de ses enfants. Et les autres personnages.
M.T. : C’est un roman familial. Par exemple, le tabou qui environne sa fille, Pauline. L’histoire d’une réconciliation. Il a rempli son contrat.
J.-P.D. : C’est publié chez un éditeur français ?
M.T. : Je l’avais envoyé à de nombreux éditeurs. J’ai fait un choix…

Et le présentateur lit, pour terminer sur le même accord,  lira un poème de Robert Vivier.

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