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18 juin 2014

487e soirée des lettres – 18 juin 2014

Belle affluence pour cette soirée du 18 juin, en dépit du beau temps et des obstacles générés par les travaux à la chaussée de Wavre ! Après avoir souhaité la bienvenue à tous, le Président Jean Lacroix, évoqua la disparition d’un de nos membres les plus éminents, Joseph Boly, demandant d’observer une minute de silence à sa mémoire. Il céda ensuite la parole à l’un de ses vice-présidents, Renaud Denuit, responsable de l’organisation de la soirée.


Évelyne Wilwerth, Miteux et Magnifiques, éditions M.E.O.. Présentation par Nicole Versailles.

Deux femmes, un homme entre elles deux, ainsi s’établissait la séquence. En premier lieu, Evelyne Wilwerth était des nôtres à l’occasion de la publication de son livre Miteux et magnifiques (Editions MEO) ; Nicole Versailles, écrivaine elle aussi, avait accepté de la présenter. De ce dialogue tantôt profond, tantôt pétillant, on retiendra surtout l’attachante originalité de cet ouvrage, annoncé comme « romanouvelles » sur sa couverture, et qui enchaîne 24 petites récits autonomes, mais ayant une commune unité de lieu – la zone du Canal à Bruxelles – et quelques personnages récurrents, paumés mais fascinants, travailleurs ou clochardisés. Le tout dans un décor de misère, chancres et gigantisme : déchetterie polyvalente, pyramide de vieux tramways rouillés, terrain vague et péniche précaire, danses étranges ou ombres flottantes. Faire voir la beauté dans la laideur toute en faste, la douceur dans la rugosité, l’espoir dans le drame, tel est le fil rouge qui aura guidé Evelyne, mais aussi Gérard Adam, son éditeur, à qui la parole fut aussi donnée en séance et qui communiqua son emballement devant l’insolite produit…


Bernard Gheur, Un jardin dans les rocheuses, éditions du Weyrich. Présentation par Francine Ghysen.

On changea de registre avec Bernard Gheur, écrivain liégeois ancré dans la dimension littéraire des sérieux événements historiques de sa région, dont Les étoiles de l’aube a consolidé la notoriété. Présenté par notre amie Francine Ghysen, critique littéraire et historienne, Bernard nous revenait avec un récit fondé sur des événements familiaux réels : Un jardin dans les Rocheuses (Editions Weyrich). Un grand-père et une grand-mère quittant Liège au début du siècle passé pour des zones sauvages du Canada : les lettres, vieux objets et photos ancestrales ont parlé pour retracer une équipée toute d’amour et de courage, qui tournera au drame. Retraités par le talent de l’auteur, des souvenirs d’ordre privé se métamorphosent en évocations d’intérêt collectif ; des figures effacées retrouvent une existence forte, actuelle, présente à l’émotion de tout un chacun par les subtilités de la Littérature. Après avoir répondu aux questions les plus diverses avec une simplicité et un « sens du vrai » plus que convaincants, Bernard Gheur nous gratifia d’une surprise de plus : la sortie de presse, le matin même de la séance, de son tout dernier livre : Liège 1944. Le 1er Américain (également chez Weyrich). Ce magnifique recueil de témoignages bouleversants et de nombreuses photos d’époque, qui complète Les étoiles de l’aube, intéressera un public allant au-delà des historiens et de nos concitoyens liégeois.


Florence Richter, La Déesse et le Pingouin, éditions Avant-propos.
Présentation par Jean Lacroix.

Acte III : La déesse et le pingouin (Editions Avant-propos). Cela démarra fort, avec une lecture d’un extrait de l’ouvrage sous la forme d’un dialogue où l’auteure, Florence Richter jouait Rose, une créature féminine hors normes, et son présentateur Jean Lacroix,… le psychiatre et anthropologue Carl Gustav Jung ! Au bord du lac de Zurich, un long dialogue initiatique, traversé par l’évocation des grands mythes et des normes nouvelles : ainsi pourrait-on définir ce livre, au demeurant inclassable car on peut aussi le tenir pour un conte philosophique, un récit fantastique, une leçon de psychanalyse… Plusieurs lectures se révélant possibles, le public fut de plus en plus intrigué, d’autant qu’un meurtre étrange apparaît comme une cerise sur le « gâteau ». Mais l’auteure, très en verve, nous emmenait sur des chemins où l’on cueillait de quoi refaire le monde après l’avoir pensé jusqu’en ses tréfonds.

En fin de séance, les participants eurent la possibilité de poser des questions aux trois écrivains : une interactivité réussie qui tout naturellement, se prolongea par le traditionnel verre de l’amitié, lequel fut riche de dédicaces, bons mots et gentils éclats de rire.

 

Renaud Denuit

 

 

 

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