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Auteur : Jean-Pierre DOPAGNE

Titre : L'ÉCOLE EST FINIE !

Editeur : ÉDITIONS LANSMAN

Genre : théâtre

Date de parution : 2014

 

L'école est finie !

Cela faisait cinq ans que Jean-Pierre Dopagne ne nous avait plus offert de nouvelle pièce de théâtre : depuis L’envoutement, que nous avions vu en octobre 2009 au Petit Théâtre Mercelis, et qui traitait du harcèlement au travail. Voici que vient de paraitre – et d’être créée sur scène – L’École est finie !, publiée, comme les œuvres précédentes de Dopagne, par les soins des éditions Lansman (Lansman Éditeur, B-7141, Carnières-Morlanwelz, 2014, 36 pages, 9 euros). Ce « seule en scène », créé au Festival royal de théâtre de Spa en été 2014, puis joué au Théâtre Blocry de Louvain-la-Neuve (Atelier Théâtre Jean Vilar) en novembre, avait pour interprète la lumineuse Chloé Struvay. La mise en scène et la scénographie étaient assurées par Cécile Van Snick.
Après L’enseigneur (1994) et La jeune première (2001), L’École est finie ! propose un troisième regard sur le monde de l’enseignement et, plus largement, sur la société d’aujourd’hui. Elle dénonce l’appauvrissement individuel, l’étouffement de la personnalité qu’entraine l’obligation d’être conforme à des standards. L’École, telle que l’évoque Caroline, ne peut qu’abrutir en imposant des lectures sans intérêt, des codes et des décrets qui tuent toute liberté.
Âgée de vingt-deux ans, enceinte d’un garçon qui l’aime, Caroline se prépare à être prof de lettres, et tandis qu’elle peint les murs de son salon, elle fait pour nous le bilan de l’enseignement qu’elle a reçu – ou plutôt, subi. La petite fille de maternelle qui dessinait avec des « rayons de couleur » est peu à peu devenue une « mademoiselle Nulle » mais à qui on a toujours dit « très bien ». Elle sort de sa grisaille grâce à des rencontres personnelles et à la découverte marquante d’œuvres littéraires, dont celle de Dickens. Elle entreprend alors des études supérieures, puis se retrouve à nouveau prisonnière : « une armée de grilles d’évaluation bloque toutes les issues. » Les dernières lignes de David Copperfield lui apporteront le conseil qui lui permettra d’aller « toujours plus haut. Les mains levées vers le ciel ».
Une pièce désabusée par bien des aspects, des notations critiques qui ne manquent pas d’humour, une fin qui donne place à l’espoir : L’École est finie ! poursuit en nous son questionnement, une fois le livre refermé.

 

Claire Anne MAGNÈS

 

Ce texte applique les rectifications orthographiques de 1990.

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