Dernières parutions :

Auteur : Marie-Clotilde ROOSE

Titre : POÈME QUOTIDIEN

Editeur : LES DÉJEUNERS SUR L'HERBE

Genre : poésie

Date de parution : 2014

Poème quotidien

Six recueils publiés chez six éditeurs différents depuis 1994, détentrice de sept prix littéraires (de Trooz, Lockem, Goffin, Geneviève Grandry, René-Lyr, Charles-Plisnier, Voix RTBF) : le parcours de M.C. Roose, en dépit de son jeune âge, a déjà une bonne vingtaine d’années d’expérience, nourrie de « Cercle de la Rotonde » (qu’elle anime depuis 1990) et de nombreuses expériences philosophiques et poétiques.

La voici, revenue après une petite parenthèse, avec un recueil intime, que le titre ne dément guère : LE POEME QUOTIDIEN. Tâche qu’elle s’est donnée de consacrer à chacun de ses jours de vie, de bonheur, de famille, un poème.

Voici rassemblée une foison de textes simples et prenants, à la disposition personnelle (poèmes brefs, répartis en distiques le plus souvent), autour des thèmes de la nature, de l’enfant qui est venu, des couleurs, du visage, des symboles (ce 3 du couple prolongé) et de la fameuse patience (dont elle a recueilli jadis les « Chemins… »), du partage, enfin, puisqu’ici peuvent se lire tous les poèmes de nos jours, ceux de nos familles, de nos proches.

Ce goût de l’intime est bien relayé, ce me semble, par la forme même du distique, topique du rassemblement, du deux qui s’exprime, comme lèvres.

Goûtons ces vers qui attestent d’une belle maturité :

p.19 :
il nous reste un fragment de ciel à inventer

p.30 :
J’habite moi-même/ ce pays rond et sourd/ aux vacarmes
étranges/ des monts et des cités


p.32 :
les flocons sont des faons légers

ou encore

p.40 :
qu’est-ce une main / c’est une langue de velours/ qui
fait la nuit


Dans cette « trame intime », le fil est vraiment le « fil
rouge » de l’écrit, comme de l’ « araignée » :

p.55 :
… trame si fragile/ je regarde l’oiseau
survolant la foule/ je retrouve la forêt
de chants solitaires


L’auteur excelle aussi dans l’exercice, parfois périlleux chez d’autres poètes, de l’équilibre subtil entre « dehors », « dedans » :


p.32 :
Dehors, l’habit et la parure
dedans, le nid et le sang…


p.52 :
J’habite une maison solide
la forteresse du village
des murs épais des fenêtres
où regarder du dedans
ce qui se passe ce qui
passe dehors…


Bel apologue du travail poétique. Merci à elle de le délivrer avec autant de ferveur et de sérénité !


Philippe Leuckx

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