Dernières parutions :

Auteur : Isabelle BIELECKI

Titre : Petite moisson pour cent interprètes

Editeur : Le Coudrier

Genre : poésie


Date de parution : septembre 2016

Petite moisson pour cent interprètes

Isabelle Bielecki au rendez-vous des surréalistes

‘Si ta pensée ici se pose au bord du rêve, souviens-toi’ Paul Nougé

Stichou… Ce mot surgit au hasard d’une conversation avec une collaboratrice de la Maison de la Francité alors que j’étais à la recherche d’ateliers d’écriture pour le Musée René Magritte. Par la suite, Isabelle Bielecki vint me rendre visite au musée, son premier recueil de poésie à la main. Au gré d'une discussion animée, nous pûmes constater les affinités qu’il existait entre sa démarche de poète et celle des surréalistes de Bruxelles.

Le premier point commun tient dans la forme imposée du stichou, un vers en deux temps.

Les surréalistes aimaient instaurer ce type de contraintes dans leurs créations. Cette approche a quelque chose de ludique et de stimulant. Magritte utilisait une peinture académique pour révéler des images profondément novatrices. Dans le stichou, la structure du texte répétitive devient le fil duquel décolle l'imagination du poète.

A l'instar du surréalisme belge, le stichou s'inspire de notre univers familier. Si Magritte nous dévoile des 'solutions rêvées' aux problèmes de la vie quotidienne, le stichou ​propose des réponses inattendues à nos préoccupations routinières. Cette façon de relier le monde réel avec notre imaginaire me rappelle le principe des ‘affinités électives’, une démarche créative que le peintre inaugure en 1936 : chaque objet que nous regardons réveille en nous le souvenir d’une image tapie dans l’inconscient. Les liens entre les objets ne s’expliquent plus par leur rôle ordinaire mais par une association libre et spontanée.

Ennemi de l’automatisme en peinture, Magritte réfléchissait à de multiples variantes avant de trouver une illustration percutante de son idée. Ainsi s’exerce l’art du stichou : si  l’idée s’impose à nous comme une évidence, sa formulation demande une bonne maîtrise de la langue.

Le stichou pose un regard sensible aux moments simples de la vie. Il les teinte des saveurs de notre enfance, de l’insouciance d’une rêverie légère ou de sentiments parfois plus profonds. A l’instar du Surréalisme, il est un art de vivre.

Chloé Thibault

Musée René Magritte

 

 

 

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