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Nous apprenons le décès de Jean-Claude Crommelynck, plus connu sous son pseudonyme de CeeJay, ce 20 novembre 2020.

Nous rassemblons ci-dessous les hommages qui lui ont été rendu à cette triste occasion.

Marilyne Bertoncini

Cher CeeJay,

Tu ne nous as pas abandonnés, mais tu as fermé tes paupières et rejoint enfin cette immensité qui faisait le titre de l’un de tes recueils.
Le dernier, celui  que tu nous as laissé en héritage, s’intitule L’Arbre de vie : les mots que tu as écrits, que tu as plantés dans le coeur de tes lecteurs, continueront longtemps de germer, de faire pousser des arbres, qui porteront des fruits. Tes amours, tes amitiés, tes colères et tes révoltes contre l’indifférence, l’injustice, la bêtise : rien de cela ne sera perdu.

Et de là-haut, tu le verras grandir, ton arbre de vie, jusqu’à rejoindre les étoiles parmi lesquelles tu te promènes désormais, ainsi que tu l’avais écrit :

 

Je suis avec les marcheurs d’étoiles
dans les pas du Pharaon
le temps n’existe plus.
Nous voyageurs d’astres
dégustons mille millénaires
en une fraction de vos secondes.
Peu importe quand on se montre

Catherine Boissaye

A Jay Cee

J’entends la Faucheuse

Venir à grands pas

Ton âme joyeuse

N’y survivra pas

J’entends de L’Ankou

La charrette odieuse

Aborder d’un coup

La route sinueuse

La Chasse infernale

Ses chiens furibonds

Font un festival…

Va ! Ton compte est bon

Ta fin programmée

Signe ton abandon

Et nous, confinés

Te faisons faux bond

Cary Devilseyes

19/11/2020

Arnaud Delcorte

Poussière d’âme sur déclin de larme

Tu passes sans tressaillir

De l’ambre à la lumière

Ton doigt

Décrit un cercle et une croix

Circonscrit l’immense inaltéré

Et en descelle la voix

Sur la route des galets légers distraient le marcheur

À l’approche du rivage la Lune

De petites notes aigües sur l’onde

Soulèvent les pensées

L’homme est debout

Qui contemple au loin

Le sillage des voiliers

La parabole des goélands

Debout dans la vague

Signe ou offrande

Au lever ouaté des étoiles.

David Gianonni

C'était un être courageux et droit, que sa poésie augmente notre courage et sa droiture.

Jack Keguenne

Et pâle le firmament, la solitude des étoiles, une désuétude des frémissements.

Lente l'allure des chevauchées, les doigts gourds sur le clavier, un deuil opiniâtre.

Naufrage des lumières, un fracas.

Considérer le sursis, une beauté désinvolte et les établissements du péril, les gerçures d'une demeure.

Ramassis d'inconséquences, protéger une récidive d'aurore dans les sarcasmes de l'âge.

Marchander encore un miroir ébréché.

Refuge dans les profondeurs pourpres, éparpiller la blessure.

in memoriam CeeJay

Willy Lefevre

Le vide résonne déjà de tes paroles… À plus tard cher Jean-Claude , CeeJay est près de nous !

Taya Léon

Pour le grand poète et mon ami CeeJay

Ce jour ensoleillé du 20 novembre 2020

"Comme une colombe messagère

il rejoint libre son ciel

devant la porte du néant

les anges veilles éternellement"

Après moi les lumières

Dans l’Univers nacré

Adonis contemple

la sensibilité sans équivoque

aux réunions secrètes

de l’ironique beauté

Sur un timbre murmurant

de sa voix qui exhale la joie

les rivières transportent

l’écho d’un passé mythique

Perdue dans le néant du sommeil

en attente je teste l’impatience

après moi les lumières seront

éternelles

sur de nouvelles terres

à travers les nuits denses.

François Minod

Cee Jay était avant tout un être libre et aimant

Il ne se réclamait d'aucun courant poétique, il était hors des conventions et des petites coteries du milieu poétique.

Libre et généreux  grand amoureux du Maroc et fidèle en amitié  sa voix singulière résonnera longtemps dans nos cœurs et dans nos âmes.

Cee Jay aimait les gens.

Il était assoiffé de justice.

Il va nous manquer mais nous garderons de lui l'image d'une voix singulière belle et hors cadre.

Vive la poésie

Martine Rouhart

« Arbres de vie » (Le Coudrier 2020) est un recueil poétique précieux, le dernier publié par Cee Jay. Les  Arbres de vie  qu’il chante à travers ses poèmes et ses gravures sont des penseurs, des philosophes et l’auteur nous invite à écouter ce qu’ils ont à nous dire. Un beau recueil qui fait méditer sur la vie et donne à penser sur le monde comme il va… souvent mal. Il émeut surtout dans ce que nous sentons au fond de nous de plus simple et de plus vrai. L’un des beaux poèmes du recueil : « Il est des arbres de vies/ de plusieurs vies / dans un souffle de danse/ bien ancrées au sol / les vies s’élancent / en soleil se déploient / attendant que viennent / s’y poser les oiseaux ».(Extrait de la chronique parue dans la revue Reflets Wallonie-Bruxelles n°65, 2020)

Michel Van den Bogaerde

In memoriam Jean-Claude Crommelynck

Parce que c’était lui, parce que c’était moi. Jean-Claude était mon ami et nous étions pourtant fort différents. Il était aussi extraverti que je suis réservé, il aimait les fêtes que je n’apprécie guère et les réunions d’amis alors que je privilégie les contacts plus restreints. Nous partagions plein de choses pourtant, et surtout le bonheur de nous voir. Je suis surpris parfois de constater que Jean-Claude est pour beaucoup un inconnu dans le domaine des arts plastiques, alors qu’il y consacra la plus grande partie de sa vie. Comme nous avions eu un temps des parcours parallèles, nous eûmes ensemble un atelier dans lequel nous rejouâmes Montmartre pour notre plus grand bonheur. Jean-Claude pouvait être flamboyant, il avait une technique à toute épreuve et les idées se bousculaient dans sa tête : il produisit beaucoup et dans tous les styles.

Ce qui me manquera le plus ce sont nos rendez-vous en terrasse, à la gare des trams près de chez lui, où il m’attendait devant un verre par beau temps. Je ne l’ai jamais appelé par l’un de ses pseudonymes « JayCee » ou « Ceejay », vagues réminiscences d’un séjour aux USA : il restera Jean-Claude dans ma mémoire et dans celle, palpable, de son absence.

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